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Passage de la frontière entre Mexique et Guatemala

Publié dans Mexique - Frontière entre Mexique et Guatemala

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Frontière entre Mexique et Guatemala
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Le passage de la frontière entre le Mexique et le Guatemala est un grand moment de... n'importe quoi ! La désorganisation est totale et il est impossible de se fier aux informations que l'on nous donne tant elles sont contradictoires. Petit coup de stress pour notre arrivée au Guatemala...


Départ du Mexique

21 heures, c’est le départ du bus pour 12 heures de trajet. On doit normalement arriver à 9 heures du matin à Tapatchula à la frontière du Guatemala mais côté mexicain. L’idée ensuite est d’aller au lac Atitlan dans la ville de Panajachel au Guatemala. Pour ce trajet, on estime qu'il nous faudra environ 6 heures en prenant plusieurs bus. Estimation totale du voyage : 18 heures.

Tapatchula (frontière du Guatemala)

Vers 9 heures, on arrive enfin à Tapatchula. Il nous faut maintenant trouver un moyen de transport pour Talisman à 10 kms. Là-bas, c’est le poste frontière avec la ville d’El Carmen côté guatémaltèque. Pas facile ici de trouver les bonnes infos ! On négociera finalement un taxi avec un couple de Belges. À 3 devant, 3 derrière et 5 sacs à dos, on est un peu à l’étroit mais le voyage ne dure qu’une petite demi-heure. Avant la frontière, des sortes de touc touc attendent le touriste pour parcourir les quelques 700 mètres restants.

Poste frontière mexicain

Au poste frontière mexicain, des locaux avec une carte officielle dans la main proposent de changer nos pesos en quetzals. Ils ont des liasses dans la main et les taux se négocient au même rythme que l’achat d’un masque maya. Dans ces conditions, on changera le minimum… ce qui s’avérera une mauvaise idée.

Poste frontière guatémaltèque

Côté guatémaltèque c’est un foutoir sans nom. Des dizaines de personnes nous inondent d’informations jusque devant le guichet de la douane. Et les 20 minutes qui suivirent furent les plus stressantes de cette première semaine. Chacun autour de nous y allait de sa solution pour nous permettre de rejoindre notre destination finale, la ville de Panajachel sur le lac Atitlan. Il n’y a que 300 kms mais c’est compliqué, très compliqué même !

Les gens sont de plus nombreux autour de nous et d’un coup on se remémore les nombreux avertissements lus dans les guides ou sur des sites officiels : le Guatemala est un pays dangereux. On tue, on vole, on viole pour quelques quetzals, paraît-il ! On doit surveiller nos bananes, nos petits et grands sacs à dos tout en essayant de comprendre comment partir d’ici. Un bus d’une compagnie officielle est devant nous. Il dit pouvoir nous emmener sur la route de Panajachel sans qu’on ne comprenne bien où. Les autres nous proposent des taxis collectifs ou privés pour aller on ne sait où. C’est le bordel, on n’y comprend plus rien. Le bus va partir. Devant notre hésitation, le chauffeur lui-même avec son costume flambant neuf et ses galons sur les épaules viendra nous dire qu’en l’honneur de son costume officiel on peut lui faire confiance. On lui fera confiance !

Premier trajet en bus au Guatemala

D’un coup un bonheur certain nous envahit, on a fait le bon choix. Le bus est encore plus confortable que notre bus de nuit mexicain. Les fauteuils sont hyper moelleux, la clim est à point, le paysage de forêt tropicale et de montagnes est sublime. On aperçoit même au loin un volcan en activité. Dans le fond du bus, une chorale guatémaltèque est aussi du voyage. On aura donc droit à des chœurs merveilleux pendant le trajet. Je crois qu’à ce moment là, on s’est tous dit : « Putain, c’est bien le Guatemala ! ».

Cette situation a dû durer une bonne heure, on somnolait, à moitié éprouvés par notre 14ème heure de bus quand d’un coup une hôtesse (si si il y avait une hôtesse !) vient nous taper sur l’épaule : « Ola, por vosotros, es aqui » (Pour vous, c'est la fin du voyage). À ce moment là, je crois que je n’étais plus sûr de comprendre l’espagnol. Et pourtant si, le bus nous déposait, nous seuls, à un croisement de 2 nationales au milieu de la montagne. Elle nous dira que notre route est à gauche, le bus s’en alla à droite.

Et là, c’est le chapitre 2 des recommandations sur le Guatemala qui nous revient : "ne jamais se retrouver sur des routes isolées". Au carrefour, un type a crevé avec sa voiture. J’engage la conversation, lui demande s’il veut de l’aide et si c’est dangereux ici. J’ai super envie d’être copain avec lui ! Quelques minutes plus tard, un school bus version bariolée aux couleurs locales stoppe devant nous. Trois types descendent en hurlant, nous arrachent nos sacs et les jettent sur le toit. Poussés au fond du bus, nous nous entasserons sur d’étroites banquettes, mais c’est le bonheur quand même. Il nous emmènera à Quetzaltenango à une heure de là, à mi-chemin de notre voyage.

Quetzaltenango

L’arrivé à Quetzaltenango n’est pas mal non plus. Le terminal est dans un faubourg de la ville au milieu de nulle part. Les bus sont stationnés dans la plus parfaite anarchie sur un terrain vague. Plus loin, on voit un marché à même le sol. La boue et les ordures donnent au lieu une impression de désolation. À ce moment, il doit nous rester en poche 40 Q (5 euros environ) et il n’y a, c’est sûr, aucune banque autour. On n’a même pas assez d’argent pour le voyage. Il ne manquait certes pas grand chose mais le chauffeur nous en fera cadeau !

Nous voilà donc repartis pour 2 heures trente de bus avec une bouteille d’eau pour trois et plus d’argent en cas d’imprévu. Dans le bus, pas la peine de penser faire la sieste, on est 3 par banquette de 2. Dommage, j’en rêvais ! On a grimpé des cols, il faisait froid, on est descendus, il faisait chaud, remontés, redescendus et on est arrivés.

On est partis la veille à 21 heures, il est 16 heures. Après 19 heures de route on a enfin le lac Attitlan en ligne de mire.

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Panajachel et Santiago Atitlán (Guatemala)

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