|
Chiapas
11 Août
Palenque
-> San Cristobal
De Palenque à San Cristobal, il faut compter 200
Km et… quatre heures de bus, une paille ! En dessous
de cinq heures de transport, pour nous c'est maintenant
une balade touristique ! Sauf qu'ici, on est au cœur
de la montagne et que San Cristobal est à 2100 mètres
d'altitude alors le voyage, même s'il est joli, est
un peu éprouvant tant les lacets sont nombreux.
Lorsque
l'on arrive, il pleut et il fait froid, on rêvait
meilleur accueil. San Cristobal, ça se mérite
! Et si nous sommes ici, c'est parce que San Cristobal de
las Casas, cette petite ville du fin fond du Chiapas, a
une longue histoire. D'abord, celle de son passé
colonial : elle fut contrôlée en 1528 par l'Espagne
mais fut toujours administrée depuis le Guatemala
voisin, si bien que les citoyens Espagnols s'arrogèrent
toujours l'essentiel des richesses au dépend des
Indiens. Paradoxalement, c'est l'église et notamment
un moine Dominicain nommé Bartolomé de las
Casas qui défendit les Indiens opprimés. La
ville porte son nom.
Sous-commandant
Marcos et les Zapatistes.
L'autre
événement historique, plus récent celui
là, qui a marqué l'histoire de la ville, a
eu lieu le 1er janvier 1994.
Ce jour là, à San Cristobal de Las Casas,
les Zapatistes prirent d'assaut les bâtiments administratifs
pour défendre les Indiens opprimés du Chiapas.
L'action a fait date et a permis de mettre la cause des
Indiens sur le devant de la scène internationale.
Et ici, la cagoule de l'Armée Zapatiste de Libération
National - AZNL – et l'effigie du sous-commandant
Marcos sont de véritables icônes de la ville.
La rébellion ne dura que quelques jours, San Cristobal
et les villes environnantes furent reprises, on y déplora
de nombreux morts.
Mais
le message est resté et le Chiapas et le sous-commandant
Marcos sont aujourd'hui des symboles qui vont bien au-delà
des Indiens du Chiapas, ils représentent la lutte
des opprimés contre les tout-puissants. Un message
qu'on aime bien !
On trouvera à San Cristobal, un hôtel sympa
et pas très cher à deux pas du Zocalo.
|